TESLA brûle trop de cash.

TESLA : vous connaissez cette société du milliardaire Elon Musk spécialisée dans les véhicules électriques. Certes cette société nous étonne toujours avec ces produits révolutionnaires comme le camion semi remorque électrique avec 800 kms d’autonomie, ou le roadster qui peut atteindre les 100kms/h en 2 secondes et avec une autonomie de 1000 kms. Des ambitions sans  limites et des objectifs parfois irréalistes. Mais l’épreuve de vérité viendra du financement de ces projets qui reste aujourd’hui bien flou.

TESLA consomme près de 6 milliards de dollars de trésorerie par an , sa dette actuelle est de 7,5 milliards et son EBITDA de 550 millions de dollars soit un ratio Dette sur EBITDA de plus de 13 fois. La bonne règle limitant ce ratio à 2,5 fois l’ EBITDA on comprend mal comment les investisseurs appréhendent le risque. Mais TESLA continue à nous faire rêver et le cours de bourse a été multiplié par seize depuis son introduction en 2010 amenant une valeur d’entreprise de plus de 100 fois l’ EBITDA.

Avec une marge opérationnelle négative de -10% du CA (11 milliards de dollars) et des dépenses d’investissements(CAPEX) annuelles de 30% du CA, TESLA brûle chaque année en cash 40% de son CA, sans compter le coût de sa dette. E t la situation ne devrait pas s’améliorer avant 2020, d’ici là toute mauvaise nouvelle pourrait conduire à la catastrophe.

Des ratios effarants qui devraient faire fuir tout investisseur ou banquier un tant soit peu réaliste. A force de brûler du cash TESLA finira par en manquer et les acheteurs d’aujourd’hui deviendront les vendeurs de ce jour. une fois encore la DETTE aura le dernier mot.

Très rapidement TESLA devra montrer sa capacité à redresser la situation financière et qu’il peut gagner de l’argent. Ce n’est pas tout de vendre des voitures sur papier et se les faire payer intégralement d’avance encore faut-il être capable de les produire dans des délais raisonnables et à des coûts maîtrisés. Sinon le rêve va virer au cauchemar et les investisseurs et les clients n’auront que leurs yeux pour pleurer.

Une entreprise génère du cash (trésorerie) à travers son exploitation (Chiffre d’affaires) et ses résultats : c’est le CASH FLOW soit ce qui reste d’argent une fois que tout a été payé (fournisseurs salaires , impôts …) c’est à dire le résultat net auquel on ajoute les dotations aux amortissements qui constituent certes une charge comptable et déductible du résultat mais qui n’est pas décaissée (payée). Une entreprise consomme du cash à travers les investissements nécessaires à son activité et les remboursements en capital des emprunts. Lorsque la consommation de cash est supérieure à la production de cash , le FREE CASH FLOW est négatif et l’entreprise brûle du cash, elle doit alors se retourner vers ses actionnaires ou se banquiers pour compenser son manque de trésorerie. Si les actionnaires peuvent faire face, cela confortera la situation financière, sinon l’entreprise devra s’endetter encore plus auprès de ses banques et peut alors entrer dans un cercle infernal de surendettement.  C’est souvent le cas des entreprises en forte croissance et en développement mais il importe de prendre garde à éviter la situation de rupture de trésorerie qui conduirait à la cessation de paiement et à la mort de l’entreprise, même si son activité se développe. C’est la crise de croissance qui guette les start up et le entreprises innovantes.

Ce contenu a été publié dans Actualité, Entreprises, Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *