Pourquoi il ne faut pas taxer le CAPITAL.

L’Italie vient de proposer un impôt maximal de 100 000 euros pour attirer les riches. On le voit on n’attire pas l’argent ou la préférence avec des taxes. Il en va de même pour l’investissement ou la mobilisation des moyens. Les capitaux se déplacent aussi en fonction des taxes qui pèsent sur eux. Pour les attirer il faut que le niveau de rentabilité après impôts  des investissements dans le pays soit au moins égal aux opportunités équivalentes ailleurs. Ne nous faisons pas d’illusion, on n’investit pas en France sans tenir compte du coût de la main d’oeuvre ni de celui du capital.

Lorsqu’un placement est fortement taxé son rendement avant impôt doit être suffisamment élevé pour le rendre attrayant, et donc les rendements s’ajustent tout naturellement à la hausse pour compenser l’ imposition, pénalisant ainsi les émetteurs. Les perspectives de gains avant impôts doivent ainsi être plus élevées dans les pays à forte fiscalité du capital. Ce sont donc les utilisateurs qui payent in fine les taxes sur le capital et donc l’ensemble des français à travers les coûts répercutés qui payent les impôts sur les bénéfices, sur la fortune, sur le capital.

A choisir entre la banane, le « kinder » ou les cailloux tout individu ou animal choisira ce qui lui apportera le plus de plaisir ou de satisfaction, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre…Il en va ainsi du capital qui préférera les pays à faible imposition pour y investir.

Les bases de la logique financière.

Il est important de se rappeler la logique financière : pour vendre ou produire de la richesse, il faut investir (engager des capitaux) et pour pouvoir investir il faut financer (apporter les capitaux nécessaires).  Il est vain d’opposer le capital et le travail en considérant le capital comme nuisible et prédateur. Le  capital comme le grand Satan n’est que le slogan d’une idéologie égarée. Non le travail est nécessaire comme moyen de production, mais le capital l’est aussi comme moyen d’investissement. Une entreprise qui ne peut investir ne peut se développer ni même pérenniser son activité. Et pour investir il faut apporter les capitaux nécessaires sans endettement exagéré, ceux qui l’oublient le payent souvent par la faillite de leur entreprise. Et comme il est juste de rémunérer le travail, il est juste de rémunérer le capital.

Ne taxer ni le travail, ni le capital.

Pas plus qu’il ne faut taxer le travail, il ne faut taxer le capital. Si on s’accorde aujourd’hui à considérer avec la mondialisation que le travail est soumis aux lois de la compétitivité, et que les charges qui pèsent sur le travail sont néfastes, il en est de même du capital. celui-ci s’oriente vers les secteurs et les pays les plus rentables impôts compris. Ce n’est pas un hasard si les leaders mondiaux du commerce en ligne ont domicilié leurs profits en Irlande où les niveaux d’imposition sont très faibles.

Investissements publics et investissements privés.

Dans les secteurs où la rentabilité n’est pas suffisante ou pertinente pour justifier les investissements comme la santé, la sécurité, les infrastructures, l’ Etat doit alors se substituer au secteur privé et apporter les capitaux qui font défaut. C’est vrai aussi des secteurs où la rentabilité n’est possible qu’à très long terme décourageant les initiatives. Même dans ces conditions on ne peut se passer du capital bien au contraire puisque ces secteurs d’activité sont souvent très capitalistiques, d’où l’intervention indispensable des politiques publiques.

Liberté Egalité Fraternité.

Ces trois mots sont les piliers de notre citoyenneté et le socle de notre constitution. Ils constituent les bases des droits fondamentaux des citoyens de notre pays et devraient conditionner les choix de nos politiques sociales, économiques et fiscales. Ainsi la fiscalité devrait contribuer à améliorer la situation de chacun vis à vis de ces grands principes.  Si cela est en grande partie vrai en ce qui concerne les libertés et la fraternité, cela l’est de moins en moins en ce qui concerne l’ égalité, où les écarts entre les riches et les pauvres sont de plus en plus importants et de plus en plus flagrants (salaires, patrimoines, niveau de vie connaissent de plus en plus d’écarts. Dans ce domaine d’ailleurs les inégalités les plus fortes viennent non pas des revenus mais du patrimoine et c’est l’héritage qui est bien souvent à la source du patrimoine.

partdesrichesses

Liberté Egalité Fraternité ce qui est le moins partagé c’est l’ égalité.

Ce sont donc les inégalités qui proviennent de l’héritage qu’il faut supprimer pour corriger celles des patrimoines. Personne ne doit pouvoir hériter de plus de 1 million d’euros, le reste doit aller à l’ Etat et constitutionnellement servir à la réduction des inégalités, la construction de logements sociaux , d’hôpitaux d’ écoles.

Oxfam

Oxfam

pour le reste plutôt que de taxer les revenus et le capital , il faut taxer la consommation et la dépense où chacun paye selon ce qu’il consomme. Le capital est créateur de valeur alors que la consommation est destructrice de valeur http://www.clairactu.fr/2016/11/07/le-mirage-du-plein-emploi/#more-2786

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