Faut-il réduire la dépense publique?

Les programmes des candidats à la Primaire de la droite et du centre ont tous envisagé de réduire plus ou moins drastiquement la dépense publique et cela jusqu’à 100 milliards d’euros. S’il est juste de penser que le niveau des prélèvements obligatoires en FRANCE est excessif ( au delà de 44% du PIB) et qu’il serait judicieux de les réduire fortement, cela doit-il se faire par une baisse des dépenses publiques (1200 milliards d’euros soit plus de 55% du PIB) ou par une hausse significative du PIB (2200 milliards) à dépense publique maintenue constante en valeur.

Prélèvements obligatoires et Dépenses publiques.

Les prélèvements obligatoires constituent une grande partie des recettes de l’ Etat et comprennent les impôts et les cotisations sociales. ils sont donc utiliser pour financer le budget de l’ Etat, des Collectivités territoriales et la protection sociale (sécurité sociale, vieillesse, chômage, aides sociales…).

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Les dépenses publiques quant à elles sont les dépenses des administrations publiques et sont financées par les prélèvements obligatoires, les ressources propres (recettes diverses) et le déficit public. Au sein de cette dépense publique c’est la sécurité sociale qui représente la plus grande part (près de 50%). Le budget de l’ Etat lui atteint 375 milliards et couvre les principales fonctions de l’ Etat : l’éducation , l’armée, la police et la justice, la solidarité.

loifinance2016

La dépense publique et les fonctionnaires.

Au sein de la dépense publique ( 1200 milliards d’euros ), les dépenses de personnel en représentent 23%, avec 5,4 millions d’agents, c’est 20% de l’emploi salarié du pays.

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Alors faut-il réduire la dépense publique par le nombre de fonctionnaires?

Une réduction de 10% du nombre de fonctionnaires entraînerait probablement une baisse de 25 milliards d’euros de la dépense publique. Mais est-ce bien raisonnable alors que l’on manque d’effectifs dans l’éducation nationale, la police, la justice, les hôpitaux. C’est certainement dans la fonction publique territoriale qui a laisser déraper sans aucun contrôle les effectifs qu’il faut agir.  L’Etat a déjà lui fait sa part du travail n’en rajoutons pas, même si certaines fonctions (SNCF, POSTE, ) ne devrait plus relever du statut public.

Accroître la progression du PIB.

Plutôt que de réduire la dépense publique en baissant le nombre d’agents, il serait plus profitable pour le pays de relancer l’activité et la croissance par une politique de développement et de relance. Ne parlons pas d’austérité et de réduction de la dette car depuis 2009 ces politiques n’ont fait que d’augmenter la dette et d’accroître la pauvreté. Il est grand temps que nos gouvernants se préoccupent plus des citoyens de leur pays que des créanciers ou des technocrates grassement payés et défiscalisés de la dictature de l’Union européenne à Bruxelles.Depuis maintenant une décennie la croissance est en berne, et c’est bien là que le problème se pose. Nous n’allons pas réduire le chômage et la pauvreté avec une politique d’austérité, sinon la Grèce aujourd’hui serait en tête des économies mondiales, non il faut relancer la croissance avec une politique expansionniste, basée non pas sur une politique monétariste de taux négatifs qui a montré son impuissance et son échec, mais une politique d’incitation à l’investissement et à la prise de risque entrepreneurial. Et pour cela baisser la fiscalité sur les bénéfices, réduire les cotisations et les taxes pesant sur les salaires, défiscaliser les investissements dans les entreprises, encourager la participation des salariés et des citoyens dans le capital des entreprises, et taxer la rente inutilement investie dans les actifs sans risque et les bénéfices des banques provenant de leurs placements dans la dette souveraine.

Alors Messieurs les candidats

Réduisez les dépenses publiques inutiles et la gabegie des projets sans intérêts, la cour des comptes pourra certainement vous aider et vous donner les pistes à suivre pour la réduction des dépenses ou l’accroissement des recettes : la fraude fiscale 25 milliards ,le taux d’absentéisme et la durée du travail dans les collectivités locales (entre 45 et 60 milliards pour l’ensemble des entreprises françaises) , les niches fiscales 80 milliards d’euros qui profitent surtout aux plus riches et à certaines professions privilégiées, les régimes spéciaux de retraite financés par le contribuable 10 milliards d’euros, et bien d’autres encore. On dépasse largement les 100 milliards …

On le voit sans qu’il soit nécessaire de réduire le nombre de fonctionnaires (une mesure démagogique et récessive), il existe beaucoup d’économies possibles pour une meilleure équité de traitement des citoyens, et par  une baisse sensible des dépenses inutiles ou injustifiées.

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Une réponse à Faut-il réduire la dépense publique?

  1. PAUL LORETI dit :

    Bonjour,
    Serait-il possible de recevoir Clair actu au mail ci -dessus à mon domicile et non plus à mon mail du bureau (ploreti@reseau-gds.fr) car je suis désormais en retraite et ce type de commentairec m’intéresse fortement
    Cordialement
    P Loreti

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