VIVARTE plombé par une dette de 1,5 milliards d’euros.

Le Conseil d’ administration de VIVARTE vient de démettre son PDG pour le remplacer par un redresseur d’entreprises au style musclé. Avait-on le choix? VIVARTE reste plombé par une dette de 1,5 milliards d’euros après un effacement de 2 milliards. Il faut rapprocher cette dette presque équivalente au chiffre d’affaires (2 milliards d’euros) de son résultat opérationnel l’ excédent brut d’exploitation ou EBITDA qui ne représente que 75 millions d’euros.

Des ratios insoutenables.

Le ratio dette financière sur EBITDA qui mesure la capacité de l’entreprise à rembourser sa dette se situe à un niveau de 20, c’est à dire que la dette représente 20 fois le flux de trésorerie opérationnel annuel du groupe avant les charges d’investissement et les charges financières. Il faut rappeler que ce ratio ne devrait pas dépasser 2,5. A 8 fois plus on en est loin, et avec un tel résultat il faudrait diviser la dette par 8, les créanciers ne vont pas apprécier. De plus avec une dette de 1,5 milliards , le montant des intérêts de la dette est au mieux de 150 à 200 millions d’euros, autant dire que la société est bien  incapable de payer les intérêts de sa dette et encore moins de rembourser le capital.

Une entreprise au bord de la faillite.

Déjà placée en procédure ad hoc, l’entreprise ne peut soutenir un tel niveau d’endettement, la seule solution possible pour sortir l’entreprise de l’engrenage infernal du surendettement est l’ acceptation par ses créanciers  de la transformation de la dette en capital, de façon à éliminer la charge financière des intérêts. Les 17000 salariés du groupe feront sans doute les frais de cette restructuration indispensable. Des cessions d’enseignes, une réorganisation de la chaîne logistique et une remise à plat de l’activité sont indispensables pour envisager une poursuite de l’activité.

 

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