Le tourbillon infernal.

Dans la plupart des Etats la dette publique a atteint les 100% du PIB. Et malgré des taux d’intérêts au plus bas qui réduisent considérablement le service de la dette (charge annuelle d’intérêts sur cette dette), ils ne parviennent pas à dégager un excédent budgétaire annuel ni même un équilibre. en conséquence malgré les politiques d’austérité et la hausse des impôts et des prélèvements obligatoires, la dette continue à augmenter.

Plus d’espoir de rembourser la dette publique.

Il apparaît clairement que compte tenu des politiques économiques actuelles et de la pression fiscale déjà existante, les marges de manœuvre pour réduire cette dette sont inexistantes. Ce constat est maintenant acté par les organismes internationaux et les banques centrales qui n’ont plus d’autre choix que de continuer à fournir sans limite des liquidités à tout le système.

Globalement la dette va augmenter de 215 milliards en 2014 en zone euro.empruntssouverains2014zoneeuro

Un plafond de la dette inutile.

L’intention louable de limiter la progression de la dette en lui fixant un plafond comme aux USA, au lieu d’inciter les politiques à prendre des mesures pour réduire durablement l’endettement du pays, se traduit par un blocage  du fonctionnement des institutions et un chantage au défaut de paiement préjudiciables à tous. On finira bien par s’accorder sur un relèvement du plafond jusqu’à la prochaine crise.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Devant cette évidence, les conseilleurs ( FMI, Banques, Commission européenne…) recherchent de nouveaux payeurs, et une fois encore les responsables vont échapper à la sanction. Qui sont les responsables : les politiques bien sûr qui ont laissé déraper sans vergogne les déficits budgétaires pour éviter les réformes impopulaires et maintenir leur niveau de dépenses. Les banques dites systémiques (too big to fall) qui continuent à prendre des risques inconsidérés sans contrôle pour accroître leurs bénéfices : les encours de produits dérivés négociés de gré à gré sans autorité de contrôle et sans chambre de compensation n’ont jamais été aussi importants (600 000 milliards de dollars). Les autorités de régulation et de contrôle (Banques centrales, Instances européennes, SEC, AMF, Etats)  qui n’ont mis en place aucune procédure efficace de contrôle des opérations spéculatives ou frauduleuses.

Qui seront les payeurs?

Le FMI vient de proposer une taxe de 10% (pour solde de tous compte : la belle blague..) sur le patrimoine des citoyens des pays trop endettés (15 pays parait-il, en fait pratiquement tous). On entre là dans une spirale infernale et malsaine : ce ne sont plus ceux qui font les erreurs qui les payent comme du temps de Lehman Brothers, mais ceux qui prudents ont constitué une épargne en vue des mauvais jours et qui se voient spoliés par les acteurs imprudents ou truands.

Une réaction s’impose.

Il est grand temps  que les honnêtes citoyens ( ceux qui payent leurs impôts, épargnent pour leur retraite, participent à la vie sociale…) réagissent et ne laissent pas les « politiciens » nous entraîner dans ce tourbillon infernal qui engloutira nos démocraties et nos institutions. La priorité doit être aujourd’hui à la recherche des pistes d’action pour inventer une société plus juste et élire des gouvernants plus responsables et plus « sages ».

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5 réponses à Le tourbillon infernal.

  1. Bruno Bachy dit :

    Parfaitement d’accord avec toi, effectivement la dernière carte après la fiscalité c’est la spoliation de l’épargnant. Serons nous tous chypriotisés ? en tout cas il est urgent de réagir !

  2. Jean-Marie Pruvost dit :

    Concrètement : A tous ceux qui ont envie de réagir je suggère de déposer leurs propositions en commentaires sur ce blog. On pourrait répondre aux interrogations suivantes : comment protéger son épargne et quels choix pour la préserver ; qu’imposer aux politiques élus (nationalement et pour l’Europe) pour les obliger à respecter un équilibre budgétaire ; qu’inscrire dans la constitution…Merci de vos suggestions.

  3. Jean-Marie Pruvost dit :

    La première chose à faire c’est de vérifier que vous n’avez pas plus de cent mille euros d’actifs dans une même banque! Ce que vous devez impérativement savoir et qui résulte des constats faits dans les pays comme l’Irlande et l’ Espagne, c’est que si votre banque est en faillite, ce ne sont pas ses créanciers : les autres banques ou les banques centrales, qui perdront l’argent prêté inconsidérément, mais vous les déposants qui verront votre argent confisqué pour renflouer la banque et lui permettre de rembourser ses créanciers (les autres banques et investisseurs institutionnels et la banque centrale). N’oubliez plus jamais ça!…

  4. Jean-Marie Pruvost dit :

    La seconde question est : Votre banque est-elle exposée au risques souverains?
    Sachant que les banques françaises sont surtout exposées au risque italien et parmi elles la BNP est la plus eexposée.

  5. Jean-Marie Pruvost dit :

    A CHYPRE après les déposants ( 47,5% des dépôts de plus de 100 000 euros ont été transformés en titres de la Bank of CYPRUS) , les propriétaires : une loi vient d’imposer aux propriétaires d’appliquer une réduction de 20% pour les loyers d’habitation et commerciaux. A quand l’application de la suggestion du FMI ( taxe de 10% sur le patrimoine ) pour sauver le pays?

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