Les prélèvements obligatoires nécessaires au financement de la protection sociale et du budget de l’ Etat sont majoritairement pris sur les revenus, la valeur ajoutée ou le patrimoine : taxe sur la valeur ajoutée, impôts sur le revenu, impôts sur le bénéfices, CSG, ISF, taxe d’habitation, taxe foncière, droits de succession ou de donation, taxe télé, taxe sur les enseignes, taxe d’apprentissage, cotisations sociales et familiales…En clair on taxe la production de richesses ou le fruit du travail (des ménages, des entreprises…) et de plus en plus. On voudrait dissuader les acteurs économiques de se développer ou de réussir qu’on ne se comporterait pas autrement.
Plus une entreprise fait de bénéfices, moins elle devrait payer d’impôts.
En effet une entreprise qui fait des bénéfices, augmente ses capitaux propres et se donne ainsi les moyens de se développer et d’investir, donc de créer des emplois et de favoriser la croissance dans le pays (le PIB). Elle participe donc plus largement que les autres à la croissance de l’ économie et des emplois…Et même lorsqu’elle distribue une partie de ses bénéfices aux actionnaires, ceux-ci disposent de plus de revenus et vont donc enrichir le pays par leur consommation de biens ou de services.
Les riches dépensent plus que les pauvres.
Voilà bien une évidence : à quoi servirait la richesse si elle n’était pas employée (Arpagon en sait quelque chose). Si l’on taxe la richesse, les revenus ou le patrimoine, la tentation est grande pour ceux qui en disposent de chercher à éviter cette taxation soit par la dissimulation soit par l’évasion fiscale. Par contre on cherche bien souvent à la montrer par son train de vie ou les biens d’exception que l’on achète ( des ROLEX, des YACTHS, des FERRARI, des HOTELS particuliers ou autres CHATEAUX). Taxer la dépense sera de ce point de vue plus efficace.
Si l’on veut vivre en France, il faut en payer le prix.
Peu importe la nationalité ou la résidence, si l’on veut vivre ou séjourner en France, il faut contribuer à la protection sociale et aux recettes du budget de l’ Etat, par une contribution sur la dépense (les achats). Tout achat effectué en France (une résidence, un service, un bien quelconque, un péage, un repas, une télévision ou un téléphone…) doit être soumis à cette taxe. Et si son montant reste relativement faible (de l’ordre de 5%), le risque de fraude sera limité.
Mettre en place la TGA pour taxer la consommation de richesses et non plus sa création.
Remplaçons donc tous les impôts cités plus haut par une TGA : Taxe ou contribution généralisée sur les achats (produits locaux ou importés, biens ou services, manufacturés ou financiers, au comptant ou à crédit, à livraison immédiate ou différée, par un résident ou un non-résident, un parlementaire ou un diplomate, une résidence principale ou secondaire, un riche ou un pauvre, un sportif ou un artiste, un séjour court ou long, un officiel ou un irrégulier, un légitime ou un occasionnel, un utile ou un inutile, un low-cost ou un de luxe, un jeune ou un vieux, un homme ou une femme, un blanc ou un noir, un républicain ou un anarchiste, un français ou un étranger, un “a voté” ou un “pêcheur à la ligne”, un citadin ou un campagnard…
Il faut un électrochoc pour relancer la machine. Cet électrochoc : la suppression des impôts.
- Instaurer la TGA progressivement. On pourrait commencer par supprimer les cotisations sociales des salariés, ou l’impôt sur le revenu…
- Décider des impôts ou cotisations qu’elle va remplacer (en commençant par celles sur le travail).
- Faire voter le montant de la taxe pour équilibrer les comptes (Sécu ou budget de l’ Etat).
- Commencer à l’appliquer et si ça marche poursuivre dans cette voie.
Les objectifs :
- Une baisse du coût du travail.
- Un équilibre du budget de la Sécu.
- Un budget de l’ Etat en léger excédent.
- Une dette qui n’augmente pas.
- Des créations d’emplois en retrouvant de la compétitivité.
- Une diminution de la fraude fiscale (50 milliards) et des délocalisations.
- Des français plus confiants dans l ‘avenir et plus heureux.

Le dernier recrutement d ‘ Ibrahimovic au Paris Saint Germain montre bien que l ‘impôt sur le revenu n’est pas efficace, puisque celui-ci va recevoir 14 millions d’euros quel que soit le taux d’imposition et de charges sociales, il ne paiera donc en ce qui le concerne personnellement aucun impôt, ni CSG, ni cotisations. Son salaire est net d’impôts et c’est le club qui compense les prélèvements fiscaux. Alors qu’il va profiter comme tout le monde des prestations de sécurité sociale, retraite, hôpitaux, routes, équipements urbains, etc.Avec un impôt sur la dépense, comme la TGA le sportif paierait des impôts (en fait une contribution à la protection sociale et au budget de l’ Etat) à hauteur de ses dépenses qui seront sans aucun doute conséquentes…CQFD.
Plutôt que de crier au scandale ou se dire “choqué par ce salaire mirobolant” , les ministres feraient mieux de s’inspirer de l’ article ci-dessus et d’en appliquer les principes.
Intéressant et original, merci pour l’article !
Même si les idées me semblent intéressantes, je doute que le mode de pensée majoritaire en France ne soit pas outré pas ce manque de “justice”. Ce mot qui sonne fort, mais ne veut dire que ce qu’on veut lui faire dire. Cette justice se fiche de l’efficacité, de l’encouragement entrepreneurial, du fait d’attirer des talents internationaux… On préfère un schéma qui ne bouge pas les lignes, qui rassure les plus faibles en leur vendant une démagogie qui ne sera pas efficace.
Bon courage aux jeunes entrepreneurs Français, parce qu’ils en auront besoin !